1- Le Kremlin a ordonné un des plus grands licenciements de l'histoire de la Russie qui s'est produit le 1er juillet. Le gouvernement a fermé tous les casinos légaux et les salles de machines à sous, dans l’exécution d'un plan de lutte contre le vice proposé par le Premier Ministre Vladimir Poutine. Par conséquent, des centaines de milliers de personnes seront licenciées. M. Poutine a fondé ses arguments sur les dangers des tables, mais aussi sur le fait qu'il puisse y avoir des personnages douteux à la tête de ces industries.
2- En réaction, les industries du jeu ont réclamé un sursis, proposant la création d'une autorité de régulation pour réduire les abus, et en insistant sur le fait que cette interdiction créera de nouvelles épreuves pour ses employés, surtout en temps de crise. Cependant M. Poutine n’a pas cédé. Le Kremlin a proposé à l'industrie du jeu une seule solution pour survivre : la délocalisation vers quatre régions situées aux frontières de la Russie, à plus de 6500km de la capitale. En outre, les régions concernées ne sont pas du tout prêtes pour de telles délocalisations, et aucun casino ne peut espérer rouvrir avant plusieurs années.
3- L'industrie du jeu en Russie n'a pas la meilleure des réputations, comme dans la plupart de tous les pays d’ailleurs, et la majorité des Russes ne seront pas attristés par l'évolution de cette situation. En contrepartie, la majeure partie des quarante casinos de Moscou a tenté de donner une meilleure image de l’univers du jeu, alors que les salles de jeux du pays dotées de machines à sous, généralement, laissent toujours une impression louche.