Les discussions à l’Assemblée nationale sur les jeux en ligne ont démarré ce mercredi en fanfare. L’enjeu du projet de loi est d’autoriser la concurrence tout en encadrant l’industrie du jeu sur Internet. Il porte sur les secteurs des paris sportifs et hippiques, le poker en ligne, et il autorisera des opérateurs à faire leur promotion publicitaire sur des supports média ou en accord avec des partenaires sportifs.
Selon Eric Woerth, le ministre du Budget, le gouvernement pourrait accorder une cinquantaine de licences - un chiffre revu à la baisse puisqu’il était question encore récemment d’une centaine d’opérateurs habilités à être légalisés.
Le chef des députés UMP Jean-François Copé a déclenché les premières hostilités en arguant que l’ouverture du marché des jeux d’argent sur Internet risquait d’aggraver le problème de l’addiction au jeu.
Le président du groupe Partouche, Patrick Partouche, a immédiatement réagi en rétorquant sur les ondes de la radio BFM que cet argument ne tenait pas la route dans la mesure où un contrôle est possible sur Internet et que ce sont les casinotiers eux-mêmes qui ont mis en place un système d’aide aux joueurs en détresse appelé Addictel à l’œuvre 24/7.
Patrick Partouche a d’ailleurs rappelé le dispositif de sécurité propre aux casinos en ligne sérieux qui passe par un contrôle systématique de l’identité des joueurs.
L’examen du projet de loi se prolongera jusqu’à vendredi. Affaire à suivre…