Selon des statistiques parues dans la presse, le marché des paris en ligne devrait rapporter dès 2010 environ 800 millions d’euros, à partir de l’ouverture des jeux en ligne aux alentours de juin. Longtemps « chasse gardée » de la Française des jeux et du PMU, les jeux en ligne s’ouvrent donc à la concurrence. L’engouement pour ce marché est tel que les candidats à la licence en France ont entamé un jeu d’alliance et de rapprochement avec les acteurs clé du secteur.
L’opérateur Bwin, par exemple, a fait alliance avec l’éditeur de L’Equipe, le groupe Amaury.
Les grands groupes de casinotiers sont déjà dans les starting blocks bien évidemment, mais aussi les groupes de média. Le groupe Bouygues, par exemple, par l’entremise de TF1 et d’Eurosport, a signé un partenariat avec Artemis, la holding de François Pinaut, qui a débouché sur la création du site de paris en ligne Eurosporbet.
Les « people » s’intéressent aussi au marché des paris. La star Patrick Bruel, champion de poker, a fait alliance avec Marc Simoncini, le fondateur de Meetic, pour acheter Winamax, une plateforme de poker en ligne. Dans un autre registre, l’animateur télé Jean-Pierre Foucault, l'ancien footballeur Frank Leboeuf, l’ancien rugbyman Fabien Pelous ont rejoint le capital de France Pari, dirigé par Hervé Schlosser, site de paris sportifs. L’ancien pilote de Formule 1 Alain Prost aurait lui aussi rejoint la société.
Bref, une belle voie de reconversion dans les affaires s’offre aux anciens sportifs via le marché du jeu en ligne…