Selon un article de Madeinpoker.com publié mardi 15 septembre, différents lobbys de défense des droits des consommateurs aux Etats-Unis unissent leur action pour faire pression sur les autorités américaines en faveur de la libéralisation du jeu.
John Pappas, président de la Poker Players Alliance (la PPA), expliquait, il y a quelques jours, que le projet de loi proposé par le sénateur Barney Frank visant à libéraliser le jeu en ligne pourrait devenir d’actualité «dès cette année». La PPA a notamment organisé une pétition baptisée «Poker is not a crime» , qui aurait recueilli à ce jour près de 390 000 signatures !
Il y a deux jours, une autre association destinée à défendre le jeu d’argent sur Internet, dans un cadre régulé et sécurisé, la Safe and Secure Internet Gambling Initiative, a démarré une campagne d’affichage sur le Web. Les publicités sont diffusées sur les sites de grands médias comme le Washington Post, et sur des blogs politiques influents. L’une d’elle compare la législation américaine actuelle à la prohibition des années 20-30.
«Prohibition», le mot est prononcé pour une campagne choc visant à réhabiliter les jeux d’argent sur Internet. L’Etat américain pourrait percevoir des milliards de dollars de recettes fiscales de cette industrie, actuellement perdus au profit d’opérateurs non licenciés et off-shore. Un credo dont se font l’écho les associations qui plaident pour une libéralisation du jeu.
Les différentes alternatives à la loi actuellement en vigueur aux Etats-Unis devraient être débattues en octobre. N’oublions pas que les lobbys ont eu leur rôle à jouer dans la réforme à l’œuvre du système de santé américain et qu’ils pourraient peser pour une révision de la loi contre les jeux d’argent sur le Net.