Selon Reuters, l’ouverture des paris en ligne en France à la concurrence devrait être effective en prévision de la Coupe du monde de football 2010. Officiellement, la date avait été fixée au début de l’année 2010, mais selon toute vraisemblance, les textes légaux ne seront pas prêts avant juin 2010. C’est du moins ce qu’a indiqué le ministre du Budget Eric Woerth, l’Assemblée nationale ayant reporté l’examen du projet de loi. « L’idée de base, c’est d’être prêt avec un texte, une autorité de régulation en ordre de marche, avec des licences délivrées pour la Coupe du monde », a déclaré ce dernier lors d’une conférence de presse.
Ce texte, qui vise à mettre fin aux monopoles des opérateurs historiques (FDJ et PMU), conformément aux injonctions de Bruxelles, s’apprête à bouleverser la donne du jeu en ligne sur le marché français en donnant un cadre à cette industrie prolifique - selon le ministère de l'Economie, quelque 25.000 sites de jeux illégaux sont actuellement accessibles sur internet. Trois types d’activités sont concernées pour lesquelles des licences distinctes seront accordées : les paris hippiques, les paris sportifs et les jeux de table, principalement le poker. La loterie en sera exclue et demeurera le domaine de la FDJ, qui reste, elle, sous contrôle de l’Etat.
La Commission européenne est à l’origine des changements à l’œuvre sur le marché des jeux en ligne en France. Cette dernière a en effet ouvert plusieurs procédures d'infraction contre la France en raison de la persistance des monopoles, mais les autorités françaises estiment qu'une ouverture brutale à la concurrence risquait de mettre en danger certains publics, dont les jeunes.