Une demi-douzaine d’opérateurs de jeux en ligne considérés « off shore », dont Bwin, Unibet et Sportingbet, sont cités à comparaître au tribunal correctionnel de Paris par les casinotiers français Barrière, Tranchant et Joagroupe pour exercice illégal de leur activité en France.
Un procès attendu qui intervient à quelques mois de l’entrée en vigueur de la loi ouvrant le marché des jeux en ligne à la concurrence. Il est question du poker, des paris sportifs et des paris hippiques.
Pour les casinotiers, l’objectif de ce bras de fer juridique est de dénoncer les activités de casino des opérateurs off shore, à savoir les tables de jeux, les machines à sous, qui concurrencent directement sur le Net l’activité des casinos « en dur ». Alors que les groupes de casinos français n’ont pas le droit de proposer leurs services sur Internet, ces opérateurs de jeux dont les serveurs ne sont pas hébergés en France, parviennent à toucher les joueurs français à travers leur offre de jeux de casino en ligne.
Les casinotiers espèrent concrètement obtenir de la justice une interdiction d’exercer temporaire de deux ans pour les contrevenants, tous candidats à une licence française dès l’ouverture à la concurrence officialisée.
Selon l’AFP, « de leur côté, les sites étrangers devraient plaider qu'un tribunal français ne peut juger une activité conforme à un principe européen selon lequel les jeux d'argent font partie des services soumis à la concurrence ».